Dans le silence, le secret se crée !

« Le secret que tu as surpris exige le même silence que le secret confié. »
- Anne Barratin -
Le secret vient du latin : Secretum, l'adjectif venant de secretus, participe passé du verbe secerno, dont la signification est : séparer, mettre à part. Secerno se décompose en un préfixe se, indiquant la mise de côté, et un suffixe cerno qui est la racine du mot secret.
Le mot « secret » désignait autrefois un compartiment caché (ouvert via une manipulation spéciale, comme un double fond) dans un meuble de type « secrétaire » (source : wikipédia)
Secrétaire (taire le secret)
Un secret ce n’est pas seulement ne pas dire quelque chose, c’est cacher consciemment un fait, un évènement, et qu’il y ait interdiction de savoir que c’est caché. Le secret exige la complicité consciente ou inconsciente de l’entourage.

(Photo : Illustration Sandrine Martin)
Il y a ceux qui créent le secret, parce que ce ne sont pas des choses qui se font, parce que ce ne sont pas des choses bonnes à dire, parce que le traumatisme est trop douloureux pour en parler, parce que l’on a honte de ce qui s’est passé.
Puis il y a les gardiens du secret. On sait mais on ne dit pas, l’indicible.
Mais quel fardeau que le poids d’un secret ! Ils se retrouvent bien souvent partagés entre l’envie de le divulguer et la culpabilité de savoir et de ne pouvoir le dire. Comme si ils avaient fait serment et que ce serait trahir la personne que de dévoiler ce secret bien gardé.
Eux, ce sont les porteurs du secret.
Et il y a ceux qui ressentent une impression qu’il y a quelque chose, mais qu'ils ne peuvent pas nommer. Quelque chose qui ne leur appartient pas et qui les hante tel un fantôme. Quelque chose de caché et qu’on ne leur a pas dit.
Ceux-là, ce sont les exclus du secret.
Et enfin, les victimes de ce secret.
Ceux qui vont manifester somatiquement, psychologiquement, socialement le syndrome du haut.
Presque toutes les familles ont leurs secrets. Nous sommes les héritiers de nos ascendants qui ne pouvaient rien dire et qui ont vécu à une époque de tabous, de cachoteries et de mensonges. Une époque où l’on vivait ses traumatismes dans le plus grand des silences !
Alors si l’on se tait ce n’est pas toujours par libre choix mais bien souvent par peur des réactions de l’entourage.
Les secrets d’aujourd’hui sont moins nombreux mais nous sommes les héritiers de ceux d’autrefois, ceux qui appartiennent à notre histoire de famille.





























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